
À Villers-Bretonneux, Patrick, Hugo et Camille réinventent le commerce de matériels agricoles, forestiers et routiers. Locataires de la pépinière d’entreprise du Val de Somme, ils ont monté un réseau de commerciaux indépendants couvrant les 3 départements picards. Alliant proximité avec les clients et expertise technique, ils proposent un modèle innovant.
Qui êtes-vous et pouvez-vous m’expliquer votre parcours ?
Patrick : Ayant fait des études de mécanique agricole, j’ai un parcours de mécanicien. J’ai occupé différents postes dans ma vie professionnelle : chef d’atelier adjoint, vendeur, responsable de base, directeur commercial, puis j’ai aussi été directeur opérationnel. Aujourd’hui, je suis installé à mon compte avec deux associés pour faire du commerce de machines agricoles et de poids lourds.
Hugo : J’ai une formation en alternance en bac pro Agroéquipement, donc mécanique et exploitation agricole, et j’ai continué avec un BTS mécanicien agricole. Ensuite, j’ai travaillé dans une entreprise de travaux agricoles pour m’occuper du parc matériel, puis je suis retourné en concession en tant que technicien. Ensuite, je suis arrivé à la SOMAT en tant que technicien, puis j’ai occupé un poste sur la partie GPS (nouvelles technologies autour du tracteur et ses équipements) et après, je suis devenu vendeur. Maintenant, je suis à mon compte.
Camille : J’ai commencé par un bac sciences et technologies de l’agronomie et du vivant au Paraclet. Ensuite, pour mon brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole, j’ai fait 2 ans en alternance dans une ferme en polyculture et pommes de terre. Puis, j’ai poursuivi mes études en mécanique agricole au lycée agricole de Airion.
Pourquoi avoir choisi les Pépinières d’entreprises Amiens-Picardie ?
Patrick : Villers-Bretonneux est un point stratégique, par rapport à l’accès aux autoroutes, puisque l’on s’occupe des départements Aisne, Oise, Somme, plus le Nord-Pas-de-Calais pour la partie poids lourds. Grâce à notre expert-comptable qui nous a conseillé de nous rapprocher des pépinières d’entreprises pour notre local, nous avons découvert un concept qui nous a conquis. Il y a un espace de coworking, une salle de réunion, des bureaux adaptés et une grande souplesse d’ouverture des bureaux. Je trouve aussi qu’avoir autour de nous plusieurs entreprises dans différents domaines, ça aide à rencontrer et s’ouvrir sur divers sujets.
Expliquez moi votre activité comme si j’étais un enfant de dix ans.
Hugo, Patrick et Camille : Nous faisons du commerce de machines agricoles, de TP et de poids lourds auprès des entreprises, en direct avec le constructeur. Le circuit court permet d’éviter plusieurs intermédiaires, qui prennent chacun leur marge.
Pourquoi avoir choisi « V.L.C Distribution» comme nom pour votre entreprise ?
Hugo : V.L.C pour nos 3 noms et distributions simplement pour « distribution de machines » : poids lourds, agricoles, TP…
Votre première impression en pépinière ?
Patrick, Hugo et Camille : Les impressions sont positives. C’est convivial, adapté au secteur et ce sont de beaux locaux. Le fait d’avoir une assistante joue un rôle important, car c’est intéressant d’avoir quelqu’un avec qui échanger et qui fait le relais avec le Val de Somme. De plus, la première porte ouverte au Septentrion, sur le thème de la trésorerie, était très enrichissante. C’est de la belle information gratuite, c’est génial !
Quels sont les atouts de votre entreprise ?
Patrick : Notre expertise du monde agricole (30 ans d’expérience pour ma part) et notre complémentarité font notre force. Il y a un vrai savoir-faire, de la proximité et de la réactivité.
Hugo et Camille : Le coût sur le prix de vente également, puisque nous passons en direct avec le constructeur.
Quelle est votre journée-type ?
Patrick, Camille et Hugo : Il n’y a pas de journée type, c’est très varié et très riche. En ce moment, ce sont plutôt des journées de prospection. Lors de journées de prospection pure, on peut voir jusqu’à 11 à 12 clients par jour. Il nous arrive aussi de passer tout l’après-midi chez un seul client, le temps de poser les bonnes questions, de comprendre le fonctionnement de l’exploitation, d’identifier ses besoins et ses projets futurs. Il faut en effet que le projet d’aujourd’hui soit aussi adapté aux évolutions de demain. Cela permet de s’assurer de bien répondre aux exigences et aux attentes du client. Il y a aussi des journées où l’on est au bureau pour construire nos dossiers : contacter les bonnes personnes, construire les marges, négocier les prix, préparer l’argumentaire commercial et chercher des solutions de financement.
Si vous deviez vous décrire en quelques mots ?
Patrick : Je suis quelqu’un d’ouvert, qui aime parler aux gens et qui se remet toujours en cause. J’aime également transmettre. D’ailleurs, l’écart d’âge important avec mes associés me permet de le faire. Arrivé à 52 ans, j’ai envie de créer quelque chose, partager, échanger, construire. Ayant beaucoup d’humilité, j’aime les gens humbles, et j’ai horreur des gens qui se la racontent et pensent tout savoir. Il faut beaucoup d’humilité dans la vie.
Hugo : Je suis impatient, persévérant et peu bavard. Je prends beaucoup sur moi. Cela étant, j’ai toujours l’envie d’apprendre.
Camille : Je ne suis pas trop administratif, je préfère être sur le terrain au contact des clients. Je suis un peu fonceur.
Quels sont vos héros préférés ?
Patrick : La personne que j’admire le plus, c’est mon grand-père, pour ses valeurs de travail et ses grandes valeurs familiales. Ça a été la personne que j’ai adorée plus que tout et qui est ma référence. Cela étant, il y a deux livres dont je parle souvent, qui pour moi sont une vraie révélation : L’Alchimiste de Paulo Coelho et Les Quatre Accords Toltèques. C’est ce qui me mène tous les jours.
Hugo : Mon grand-père aussi, car c’est lui qui m’a appris beaucoup de choses. Il a toujours travaillé et me disait souvent que l’on n’a rien sans rien. Je citerai également Bernard Arnault, qui bien que ce soit un grand entrepreneur, je trouve qu’il reste humble.
Camille : Je n’ai pas de héros, mais mon acteur préféré est Sylvester Stallone pour les rôles qu’il a incarnés.
Quelles sont vos passions ?
Hugo : Le hockey. Je pratique le hockey sur roller depuis 18 ans. C’est le même principe que le hockey sur glace, avec des règles différentes.
Patrick : J’ai une grande passion pour la photographie pour son côté très technique. J’aime me nourrir culturellement et j’apprécie découvrir différents endroits, donc je visite beaucoup de villes.
Camille : La chasse, le rugby que j’ai pratiqué pendant 5 ans et mon métier.
Qu’est-ce qui vous a poussé à entreprendre ?
Patrick : Ce qui m’a poussé à entreprendre, c’est de construire pour transmettre et léguer quelque chose.
Hugo : C’est surtout lié à mes expériences avec mes supérieurs, avec lesquels je n’étais plus en accord. Puis, j’ai toujours voulu entreprendre.
Camille : Ce sont tous les constats liés au fait que l’on doit avoir un nouveau mode de distribution.
Un conseil pour celles et ceux qui voudraient se lancer ?
Hugo, Patrick et Camille : Beaucoup de courage, de persévérance et de résilience. Il ne faut pas craindre de se lancer car tout est possible. Le tout est de bien monter son projet et d’avoir tout étudier en amont.
Que peut-on vous souhaiter ?
Hugo : De la réussite.
Patrick : Que les clients osent une « révolution » et nous fassent confiance.
Camille : Un grand développement et que ça perdure très longtemps.
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