Benoit Goyheneche – Metio

Benoît Goyheneche, fondateur de Metio, nous raconte son parcours de développeur à entrepreneur à Amiens, ses choix de simplicité et d’humain dans la création de ses logiciels, et la naissance de son entreprise née… d’une réunion inutile. Entre anecdotes, conseils pour se lancer et passions personnelles, il partage sa vision d’une entreprise à taille humaine, centrée sur l’écoute, l’innovation et la croissance.

Qui es-tu et peux-tu m’expliquer ton parcours ?

Je m’appelle Benoît, je fais du développement logiciel. Je suis arrivé à Amiens en 2001, juste après mon bac, pour poursuivre des études en fac de mathématiques et d’informatique, même si je ne m’y connaissais pas en informatique ! J’ai finalement continué dans ce domaine et je n’ai jamais quitté Amiens. J’ai créé Iteracode en 2015 avec un de mes collègues de l’époque, Benjamin Lamperier. Nous avons fermé l’entreprise en 2024 et j’ai ouvert Metio en avril 2024.

Pourquoi avoir choisi les Pépinières d’entreprises Amiens-Picardie ?

J’ai découvert qu’il y avait une pépinière dédiée au numérique et à la tech, et cela semblait intéressant d’y venir pour croiser des gens qui font plus ou moins le même métier. Que ce soit des entreprises spécialisées en site web, en no-code ou sur différentes technologies, cela permet de discuter, de partager un repas et de créer du lien.

Les locaux sont agréables et très bien placés (à quelques minutes de la gare). Nous avons des salles de réunion à disposition et également, la pépinière offre la possibilité de changer de bureau facilement en cas d’augmentation des effectifs, ce qui a été mon cas. Mine de rien, cela permet de ne pas y penser et de prendre des locaux en adéquation avec la croissance de son entreprise !

Explique-moi ton activité comme si j’étais un enfant de dix ans.

Je crée des applications pour que les gens puissent travailler plus facilement. J’essaie de comprendre ce qu’ils font, surtout les tâches répétitives, puis je crée un logiciel qui réalise ces tâches automatiquement pour faciliter leur quotidien. Voilà, après je pense que le reste serait trop compliqué pour un enfant de dix ans (rires).

Pourquoi avoir choisi « Metio » comme nom pour ton entreprise ?

Je suis nul pour choisir les noms ! C’est une tâche qui peut sembler infinie : on trouve un début d’idée et, en vérifiant, on se rend compte que le nom de domaine est pris, etc.

Je ne savais pas trop, alors j’ai réfléchi… Qu’est-ce que j’aimerais faire ? Travailler pour des TPE, des PME, des boîtes à taille humaine. Je me suis aidé de Google Translate et, par errement, j’ai trouvé Metio, qui signifie artisanat en esperanto !

Ta première impression en pépinière ?

On en revient aux locaux, que je trouve très agréables et accueillants. La première impression, c’était : « tu vas être bien, tu vas venir avec plaisir travailler dans ce lieu »

Quels sont les atouts de ton entreprise ?

On est gentils ! Ce que je mets derrière cela, c’est qu’on s’intéresse vraiment aux gens qu’on a en face de nous. Pour réussir un projet de développement, la technique est moins importante que de réellement comprendre le métier de la personne en face, être à l’écoute, s’intéresser…

Ensuite, on s’efforce de chercher à faire les choses de la façon la plus simple possible pour répondre aux besoins des clients. Cela peut être compliqué de se projeter dans de la transformation digitale/numérique, surtout si, dès le départ, on propose un gros logiciel. La simplicité permet de valider qu’on a bien compris le besoin.

Cela peut être pour des bureaux d’études, des industriels qui commandent des pièces bien spécifiques ou encore des garagistes pour automatiser la gestion de leurs factures… Tout ça, ce sont des métiers très différents, et la simplicité nous oblige à faire des choix.

Quelle est ta journée-type ?

J’arrive à vélo (un des avantages à être localisé au centre-ville) assez tôt et, en début de journée, je fais de la veille technologique sur YouTube ou en lisant les newsletters Tech et IA auxquelles je suis abonné. Ensuite, je fais un peu de développement, quand même ! J’aime prendre le temps de discuter avec l’équipe. L’intérêt de travailler à plusieurs, c’est justement de s’entraider et d’échanger sur les problèmes rencontrés.

À midi, j’essaie toujours de manger avec quelqu’un, que ce soit un client, un prospect ou un ami. Cela me permet soit d’échanger sur d’autres sujets, soit de parler de sujets liés à mon métier, mais dans un cadre plus décontracté.

L’après-midi est plutôt pour les réunions, les démonstrations aux clients, la production et le développement, ainsi que pour la prospection !

Si tu devais te décrire en quelques mots ?

J’ai envie de me décrire un peu comme Metio… En même temps, c’est une entreprise que j’ai créée (rires) ! Je pense que je suis gentil, j’essaie de m’intéresser aux gens, je recherche la simplicité (d’où le vélo, pas de risques avec les embouteillages, c’est une valeur sûre !).

La complexité viendra toujours d’elle-même, donc autant se concentrer sur la simplicité.

Quelle est ton héros préféré ?

Sam Gamegie, l’acolyte de Frodon dans Le Seigneur des Anneaux. Pour moi, c’est lui le héros du film ! Toujours là pour aider, pour faire avancer les choses et trouver des solutions… Ce sont des superpouvoirs qui sont cools ! Et tout ça, sans avoir d’autre ambition que de retourner tranquillement chez lui.

Quelles sont tes passions ?

Je n’ai pas de hobbies en particulier. J’aime lire de la science-fiction et de l’heroic fantasy, jouer aux jeux vidéo avec mes enfants (Pokémon, FIFA, Mario Kart). J’aime bien apprendre des choses ; ma passion, quelque part, c’est faire de la veille ! J’aime découvrir et tester de nouvelles choses, c’est aussi pour ça que j’aime l’informatique.

Qu’est-ce qui t’a poussé à entreprendre ?

Une réunion inutile. Mon ancien associé et moi, on travaillait ensemble : réunion interminable, 3 h, trop long. On sort de ça, on prend un café et on se dit : « si on dirigeait une boîte, on le ferait différemment ».

Quelques jours après, café, on se prête à l’exercice de pensée, on discute, on commence à se dire que ce ne serait pas si mal que ça. On prend une semaine de congés et on va à la Coloc (ancienne Station), on croise des gens et on crée un logo, une plaquette

On en arrive à la conclusion que ce n’est pas sans risque, mais pourquoi pas ! Et on s’est lancés !

Un conseil pour celles et ceux qui voudraient se lancer ?

Première chose : en parler. Que ce soit pour créer un projet tech, ouvrir une boutique ou tenir un foodtruck, il faut en parler pour se rassurer soi-même, parfois plus que pour écouter les conseils. Être capable de présenter son projet avec assurance efface déjà une partie du doute. Il arrive parfois qu’il y ait un décalage entre ce qu’on imagine et ce que les gens comprennent réellement.

Anecdote : la première carte de visite que j’ai donnée à un prospect comportait une phrase au dos… il m’a demandé : « Mais vous faites quoi, en fait ? » Pour nous, tout était clair !

Ensuite, il faut en parler aux bonnes personnes : celles qui font déjà ce que l’on souhaite faire. C’est facile de discuter de leur métier avec eux. Vous voulez ouvrir une brasserie ? Rencontrez les tenanciers, après le service bien sûr (rires) !

Que peut-on te souhaiter ?

Comme toute entreprise, de la croissance ! J’aimerais pouvoir continuer à recruter, à faire grandir l’équipe. Et pourquoi pas prendre le plus rapidement possible le grand plateau qui se trouve au L@b !

Où peut-on te suivre ? (site, réseaux sociaux…)

Sur le site internet (www.metio.fr), sur LinkedIn ou encore au Couleur Café (selon les jours) !

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